Modifications des flexi-jobs approuvées - Horecafocus

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Les modifications des flexi-jobs, annoncées depuis longtemps, ont été approuvées à la Chambre juste avant le week-end. Qu’est-ce qui change à partir du 1er juillet ?

Augmentation du salaire horaire maximum

En 2024, un plafond fiscal de revenus (18.440 euros pour 2026) a été introduit, ainsi qu’un salaire horaire maximum. Actuellement, celui-ci s’élève à 150 % du salaire minimum flexi, soit 19,17 euros, pécule de vacances compris.

Le nouveau montant a été fixé à 21 euros, pécule de vacances inclus. Ce montant maximum sera indexé au même moment et selon le même pourcentage que le salaire minimum flexi. Selon les dernières prévisions, la prochaine indexation devrait avoir lieu en septembre ou en octobre.

Autre nouveauté : les primes et suppléments, par exemple pour le travail de nuit ou du dimanche, ne seront désormais plus pris en compte dans ce plafond. Ainsi, alors qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas verser un supplément du dimanche de 2 euros à un flexi-jobber déjà rémunéré à 19,17 euros de l’heure, vous serez obligé de l’ajouter à partir du 1er juillet.

Entreprises liées

Une deuxième modification concerne la suppression de l’interdiction d’exercer un flexi-job dans une entreprise liée à l’employeur principal. Cette interdiction fait l’objet de débats depuis son introduction il y a deux ans.

À partir du 1er juillet, cette interdiction disparaît pour les travailleurs à temps plein.

Pensionnés

Les pensionnés pourront désormais accéder plus rapidement aux flexi-jobs. La référence ne sera plus le trimestre T-2, mais le trimestre T. En d’autres termes, un pensionné pourra immédiatement commencer à travailler comme flexi-jobber.

Et ensuite ?

La modification la plus importante n’a pas de conséquences directes pour le secteur horeca, sauf qu’elle pourrait entraîner une concurrence accrue. À partir du 1er juillet, les flexi-jobs seront en effet étendus à tous les secteurs, tant privés que publics.

Au cours des prochains mois, ces secteurs pourront toutefois décider, via un système d’« opt-out », de ne pas recourir à cette possibilité. On s’attend cependant à ce que peu de secteurs fassent effectivement ce choix. La mesure est prévue pour une durée d’un an et fera ensuite l’objet d’une évaluation.

Enfin, l’interdiction faite aux travailleurs intérimaires de travailler pour une même agence d’intérim à la fois comme intérimaire classique et comme flexi-jobber sera supprimée.

Plus tôt cette année, l’Unizo avait proposé d’étendre également les flexi-jobs aux travailleurs indépendants. Cette proposition n’a toutefois pas été retenue par le gouvernement (pour le moment).

Le projet de loi approuvé doit encore être publié au Moniteur belge.

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