La visite préalable à la reprise du travail - Horecafocus

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La réintégration 3.0, ou Trajet de Réintégration 3.0, comprend un ensemble de mesures qui peuvent ou doivent être prises dans le cadre de la relation de travail par l’employeur et/ou le travailleur. Certaines sont nouvelles, d’autres existaient déjà mais ont été adaptées ou élargies. C’est notamment le cas de la visite préalable à la reprise du travail. Les travailleurs qui le souhaitaient pouvaient déjà y recourir par le passé. Depuis cette année, l’employeur peut également en prendre l’initiative.

La visite préalable à la reprise du travail est un entretien facultatif entre le travailleur (en incapacité de travail de longue durée) et le conseiller en prévention-médecin du travail pendant la période d’incapacité de travail. Contrairement au trajet de réintégration, aucune procédure formelle ne doit être suivie dans ce cadre. C’est pourquoi cette démarche est parfois qualifiée de « réintégration informelle ».

L’objectif est largement identique : préparer au mieux une éventuelle reprise du travail et examiner les adaptations qui pourraient être apportées au poste de travail. La reprise progressive ou à temps partiel reste à cet égard la solution la plus courante et la plus simple. Il ne s’agit donc pas d’évaluer l’aptitude ou l’inaptitude du travailleur au travail, et encore moins de constater une inaptitude définitive.

Désormais, l’initiative d’un entretien de réintégration informel peut être prise aussi bien par le travailleur que par l’employeur. Une autre nouveauté est l’obligation pour l’employeur d’informer régulièrement ses travailleurs de cette possibilité.

Le travailleur peut introduire sa demande directement auprès du service externe de prévention et de protection au travail. Il ne doit pas demander l’autorisation de son employeur et n’est même pas tenu de l’en informer. Si le travailleur le souhaite, les entretiens peuvent également se dérouler de manière anonyme. En outre, si le besoin s’en fait sentir, plusieurs consultations peuvent être organisées. Les frais liés à ces entretiens sont, bien entendu, à charge de l’employeur.

En revanche, un employeur qui propose une visite préalable à la reprise du travail ne peut pas obliger le travailleur à y participer. En tant qu’employeur, il est donc préférable de ne recourir à cette possibilité que si vous êtes certain que le travailleur est disposé à collaborer et que vous êtes en mesure de lui proposer une réintégration réaliste et durable.

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